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La formation à l'intégration des technologies de l'information et de la communication en éducation repose sur plusieurs facteurs de nature très variée qui peuvent se classer en trois catégories. 1.
Il faut d'abord acquérir des compétences d'usage avec ces
technologies, ces outils
et ces médias, que ce soit:
2.
Ensuite, parce que nous vivons à une époque charnière
où les technologies arrivent souvent en éducation avant
qu'elles n'aient fait leur preuve dans la société en général
et dans la recherche et l'expérience en éducation en particulier,
il faut que chaque intervenant construise sa vision de l'éducation
en contexte technologique. Tel est l'objectif de La
courbe d'apprentissage.
Tous les chapitres proposés ici abordent un aspect ou l'autre de cette question qui est la plus importante au plan intellectuel et éducatif parce qu'elle structure en quelque sorte l'école de demain. Souvent dans le texte, il est répété que le mime du vieux professeur qui a animé notre jeunesse ne suffit plus pour enseigner. Le tableau noir ou vert ne suffit plus non plus. Il faut innover, rejeter des technologies insignifiantes, valoriser celles qui ont un bon potentiel pour susciter l'apprentissage. Sans être fataliste, force est d'admettre que les technologies de l'information sont incontournables et qu'il revient aux maîtres de la prochaine génération de valoriser des technologies et de ne rien prendre pour acquis. 3. Enfin, l'intégration des technologies de l'information en éducation dépend de la réalisation ou de la réappropriation d'applications concrètes immédiatement transférables en contexte scolaire. S'il est facile de réaliser des projets éducatifs où la technologie est en position novatrice, il est un peu plus difficile de valider des projets, des produits. Un environnement d'apprentissage dépend d'une matière, d'un programme, d'un milieu plus ou moins bien pourvu en équipement et logiciels ainsi que d'enseignants et d'élèves plus ou moins acculturés à ces modes d'apprentissage. On peut proposer des projets qui ont réussi mais la recherche est encore trop fragmentaire pour affirmer que tel projet va réussir. L'auteur a bien peur que la quête de recettes infaillibles, de bons logiciels ou de tout «fast food» technico-pédagogique «immédiatement réchauffable» dans un classe soit une quête qui va demander toute une génération, donc toute la carrière du futur enseignant à qui cette réflexion s'adresse. Le cours va proposer des projets mais La courbe d'apprentissage ne va pas aborder le prêt-à-porter pédagogique. Pour ce faire, il vaut mieux suivre les colloques, constater les tendances et les éphémérités. Un choix naturel va s'effectuer et le moins valable risque de s'estomper et le plus valable va s'ajuster.
D'après les futurs maîtres rencontrés lors des cours d'intégration des NTIC en milieu scolaire, les destinataires de La courbe d'apprentissage se classent en quatre groupes qui se chevauchent. On remarque les mordus-talentueux naturels; les optimistes-besogneux; les besogneux-peureux et les pessimistes-réfractaires.
Curieusement, s'ils réussissent à vaincre leurs difficultés d'appropriation technique, ils peuvent facilement sortir de ce groupe. Certains font une mutation telle qu'ils pourraient alors se classer dans le groupe des optimistes. Donc il serait exagéré de dire que tous ne sont pas appelés mais il serait assez juste de dire que tous ne sont pas prêts technologiquement. Or si l'appropriation personnelle n'est pas acquise, comment croire à un usage public de ces technologies. Alors, il vaut mieux qu'ils s'abstiennent. |
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