|
![]() |
||||||||||||||||
| Présentation des actes | |||||||||||||||||
Acrobat Reader 4.0 ou une version ultérieure est nécessaire pour consulter tous les actes du colloqueCliquez ici pour télécharger gratuitement la dernière version d'Acrobat Reader. Tous les actes du colloque demeurent la propriété de leurs auteurs qui assument l'entière responsabilité de leurs textes. Ceux-ci sont protégés par la loi sur les droits d’auteur. Actes édités par Marlène Lebrun
|
Marlène Lebrun C'est à l'initiative du séminaire de didactique de la littérature de l'IUFM d'Aix-Marseille, de l'équipe d'accueil THEODILE et de l'AIRDF que le colloque Littérature et pratiques d'enseignement apprentissage : difficultés et résistances est né. Les enjeux de ce colloque sont problématisés dans le titre qui a suscité un débat fécond. L'accent est mis résolument sur les pratiques mais aussi sur les tensions possibles pour le public enseigné ou concerné. Si l'on parle de difficultés, on présuppose qu'il y a des publics difficiles et/ou des publics résistants. Derrière ces appellations pudiques et contrôlées, si l'on peut dire, il y a deux points de vue qui se recoupent, celui de l'enseignant quand on parle de difficultés et celui de l'élève quand on parle de résistances. Il y a aussi l'idée de public extraordinaire pour peu, bien sûr, qu'il y ait des publics ordinaires. L'ensemble des contributions met l'accent sur les tensions culturelles qui accompagnent l'enseignement/apprentissage de la littérature dans un contexte polémique de renouvellement de la discipline français au primaire et au secondaire. Les auteurs interrogent, analysent, problématisent, finalisent, comparent des pratiques permettant de réduire les tensions ou de faire avec ces tensions pour nouer le dialogue littéraire et favoriser le débat et le partage interprétatifs. La didactique, en l'occurrence celle du français, est résolument une discipline d'action, à visée praxéologique, qui ne peut occulter les questions éthiques et politiques qui lui sont consubstantielles. Parler de et sur les pratiques ne vise pas une dimension apologétique, une dimension applicationniste mais une réflexion heuristique, c'est-à-dire une réflexion didactique authentique. Les actes du colloque révèlent la diversité, la variété et la richesse des nombreuses contributions : des conférences plénières de chercheurs de disciplines contributoires comme l'anthropologie culturelle et la sociologie de la lecture, des symposia et des communications en ateliers. On ne peut pas ne pas remarquer que le travail en équipe des didacticiens est de plus en plus prégnant : la moitié des contributeurs s'inscrivent dans des équipes de recherche qui ont produit leur symposium. L'ensemble des contributions recoupe trois volets avec trois S à l'initiale et trois S à la finale, celui des Savoirs, celui des Saveurs et enfin celui du Sens. Savoirs, c'est le volet théorique et technique des discours, Saveurs, la dimension des goûts et dégoûts (dont découlent la joie, l'étonnement, le plaisir, le déplaisir du sujet qui lit et/ou écrit) et enfin le volet du Sens, déjà convoqué dans la dimension précédente au sens propre. Car la littérature, c'est affaire de jeu symbolique, de jeu qui donne du sens à une vie d'homme comme une pédagogie de l'autre, du monde et de soi. Tout peut s'apprendre si on y prend goût, dit-on. A charge aux enseignants et aux médiateurs de la littérature d'inviter les apprenants au banquet des savoirs et des saveurs. Pour qu'il y ait convivialité, il importe qu'ils sachent dresser la table et mettre en appétit de lire et d'écrire. |
||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||