HISTORIQUE
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Les théories d'apprentissage ont été crées et découvertes afin de savoir comment un individu peut apprendre et retenir ce qu'il apprend. Plusieurs chercheurs psychologues se sont penchés sur cette question fascinante et en sont arrivés à émettre des théories suite à de nombreuses recherches.
Ce que les chercheurs tentent de comprendre depuis toujours réside dans cette question : comment les concepts et la connaissance prennent forme puis quelle est la relation entre l'expérience et l'organisation de la pensée. Deux doctrines ou mouvements s'opposent dès alors : l'empirisme et le rationalisme qui sont les précurseurs de toutes les théories d'apprentissage.
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1. L'empirisme
Tout a commencé avec l'empirisme. L'empirisme vient de l'antiquité grecque avec Aristote. Pour les empiristes, l'expérience est la seule source de connaissances. Elles dérivent toutes de l'expérience et de faits observables. L'empirisme s'intéresse aux problèmes de l'origine et de la nature des connaissances ainsi qu'à la question de l'esprit humain. L'empirisme conduisit au positivisme prônant les mêmes idéologies, mais avec plus de rigueur, misant sur le réductionnisme et rejetant tous les concepts à caractère mentaliste.
L'empirisme se définit ainsi :
Il s'agit d'une doctrine selon laquelle toutes nos connaissances dérivent exclusivement de l'expérience. Selon ce dogme, toute connaissance est acquise et non innée.
Font partie de ce dogme : le sensualisme, le réductionnisme, l'associannisme et le mécanisme.
Les empiristes proposent une théorie associationniste de l'apprentissage, une théorie partant de l'origine et de l'accumulation des connaissances. Cette théorie opère sur deux plans :
1. Elle se penche sur le rapport entre les idées et les choses (idée complémentaire toujours associée à autre chose par l'intermédiaire d'une sensation, d'une perception)
2. Elle se penche aussi sur les choses puis sur le rapport entre les idées entre elles. Les idées s'associent entre elles selon la ressemblance, la contiguïté et la répétition.
Les empiristes ont conclu dans leur théorie du psychisme la notion de réflexion :
Notre mémoire peut retrouver plusieurs idées, les comparer et arriver à quelques conclusions qui pourraient être enregistrées et associées à d'autres idées.
Selon les empiristes, la réflexion est le seul mécanisme par lequel l'esprit peut être actif sur des séquences, des impressions sensorielles.
Les précurseurs des théories d'apprentissage sont Locke et Hume, favorisant la tradition philosophique empiriste issue de la tradition ; Comte, misant sur le positivisme, l'expérience et les faits observables ; Galton et Darwin, l'adaptation et Descartes la méthode et la raison.
L'approche de la psychologie béhavioriste est issue de la pensée anglosaxonne. Ses précurseurs sont : Bacon, Locke, Berkeley et Hume ces derniers étant opposés au rationalisme et à l'innéisme ne croyant ni à l'existence d'une connaissance pure. Ils sont adeptes du positivisme et ne croient qu'à l'expérience et aux faits observables.
Le béhaviorisme étudit le comportement animal et humain. Le béhaviorisme prône la méthode expérimentale et son milieu naturel est le laboratoire.
La philosophie empiriste exerce une influence en Amérique au XXème siècle. Elle repose sur trois postulats :
1. Le postulat épistémologique
2. Le postulat méthodologique
3. Le postulat anthropologique
Le behaviorisme est la somme de l'empirisme et de l'associationnisme.
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2. Le rationalisme
Le rationalisme date du XVII ème siècle et son représentant est Descartes. La seule base valide pour la connaissance est la croyance et l'action. Le rationalisme a une position philosophique générant que la raison est la première source de connaissances. La raison domine sur les données de sens. Enfin, l'autorité prône sur la révélation ou l'intuition. Les tenants du rationalisme sont contre l'interprétation.
Les rationalistes ont critiqué l'empirisme car la méthode de la perception de ce mouvement sectionne et crée des unités perceptuelles. Les rationalistes prétendent qu'il faille faire des relations. De là est venue la gestalt avec les unités de sens et de perception dont nous reparlerons plus tard.
Les rationalistes parlent aussi d'organisation mentale : selon eux, le type de relations qui se produit dans les associations d'idées est très important. L'esprit mental nécessite une représentation des connaissances dans laquelle des idées interassociées sont étiquetées selon leur type de relation. L'étiquetage approprié des relations est très important pour effectuer des recherches pertinentes dans la mémoire.
Les associationnistes ne peuvent répondre à des questions telles que : quelle est la relation de R au concept X ? La théorie de l'associationnisme est critiquée car elle ne peut expliquer comment l'esprit mental impose une structure sur des données perceptuelles à venir. Pour un savoir réel, il est nécessaire de présupposer une certaine charpente de relations de pensées ayant le contrôle des données brutes. Mais cette théorie admet que l'évolution biologique reste un mystère.
Toutes les théories d'apprentissage béhaviorales sont aussi associationnistes : elles incluent celles de Thorndike, Pavlov, Guthrie, Hull, Skinner et l'école du fonctionalisme.
Sur le plan pédagogique, ce courant conduit à l'idée d'une pédagogie technique et scientifique qui cherche à conditionner le sujet par des stimuli, des réponses extérieures à lui, renforcées par des récompences.
Le béhaviorisme se veut une psychologie expérimentale.
Au début du XXème siècle, le béhaviorisme naît de deux courants intépendants :
1. De la Russie :
Issue de la psychologie animale : son représentant est Pavlov qui a élaboré la théorie du réflexe conditionné ou, du conditionnement classique ou opérant.
2. Des États-unis
Issue de la psychologie expérimentale : ses représentants sont : Thorndike, Watson, Guthrie, Hull et Skinner.
Ces deux courants ont un but commun :
Ils veulent élaborer une psychologie objective qui ne s'intéresse pas à la conscience, mais aux comportements des organismes. On passe d'une psychologie mentaliste à une psychologie physicaliste. Pour ceux-ci, apprendre c'est démontrer l'acquisition d'un nouveau comportement.
La psychologue gestaltienne et les nouvelles approches en psychologie ont des fins rationnelles.
Thorpe et Schmuller disent que «Aristote aussi bien que Hume s'intéressaient d'abord à l'analyse philosophique de l'association des idées. Il appartenait aux penseurs modernes d'explorer les conditions psychologiques et physiologiques du processus d'association.» (1956, page 44)
Au début, les expériences ne se faisaient que sur les animaux car c'était plus simple. On s'intéressa donc à l'acquisition de simples associations S-R et aux chaînes d'association. Ces études étaient appelées apprentissage verbal, apprentissage sensori-moteur et apprentissage d'habiletés.
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Par la suite, il y eut un long marasme jusqu'au XXème siècle en ce qui a trait au développement de la psychologie. Cependant, un développement rapide prit le pas entre 1900 et 1930. Grâce à Wiliam James, Titchener, Standley Hall, John Dewey et aux courants psychologiques venus d'Allemagne.
Il y a d'abord les disciples américains :
Hall ( le fondateur de l'Université Clarck)
Cattel
Witmer
Baldwin (élève de Wundt)
Hopkins
Angell
Edward Bradforf Titchener (élève de Wundt)
Deux doctrines s'opposent alors : celle du structuralisme, défendue par Titchener et celle du fonctionalisme défendue par James, Hall et Dewey. Titchener préconise le structuralisme. Il parle de l'université de Chicago, comme l'école de Chicago et il lui attribue le nom suivant : le Fonctionnalisme, grâce à un article qu'il publit. C'est donc lui qui donnera le nom à cette école de pensée, dont les principaux représentants sont : Dewey, Caldwell, Hall et James. Le fondateur en est Dewey.
D'une part, Titchener prétend qu'il faille enquêter sur la structure de l'organisme sans regard à la fonction. Selon lui, il importe de montrer le tout formé à partir des parties. Toutefois, le structuralisme venant de l'Allemagne a peu de succès aux États-unis. «Le cadre et l'équipement sont ceux de Wundt, mais l'inspiration vient de Galton.»
D'autre part, les tenants du fonctionnalisme mettent l'accent sur l'activité plutôt que sur le contenu. Les fonctionalistes sont les inspirateurs d'une école nouvelle.
Le «learning by doing » de Dewey est désormais le leitmotiv de toute la pédagogie américaine et il est à l'origine des méthodes.
Dewey affirme que le fonctionalisme :
1. est la psychologie des opérations de l'esprit, ou la psychologie du «comment» et du «pourquoi» de la conscience par opposition à la théorie du «quoi» ;
2.s'attaque au problème de l'esprit en tant que premier engagé d'abord à agir en médiateur entre l'environnement et les besoins de l'organisme.
3. se décrit comme psychologie psychophysique. C'est la psychologie qui reconnaît constamment mais qui insiste aussi sur la signification essentielle de la relation corps-esprit (mind-body-relationship).
(1-2-3, textes pris dans le livre Psychologie de l'apprentissage, Dubé, 1990)
schéma ( fonctionalisme et structuralisme)
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La gestaltthéorie commence à voir le jour vers 1910. La psychologie traditionnelle continue toujours ses recherches dans le domaine de la mémoire selon la méthode d'Eddinghaus. La pensée associationniste analyse les sensations comme des éléments de conscience, mais elle n'arrive pas à s'expliquer de quelle manière des sensations s'unissent. C'est alors, qu'en 1912, Wertheimer écrit un article portant sur la perception du mouvement apparent. Par ce geste posé, il signe l'acte officiel de la théorie de la Gestalt. Les premiers représentants de la psychologie expérimentale furent les gestaltistes.
Cette psychologie se demande si nos apprentissages sont innés ou acquis, ou encore fournis par l'environnement. Dépendent-ils de la structure congénitale de l'organisme ou se développent-ils au cours d'un entraînement ou d'une familiarisation ? Pour kant, les phénomènes doivent être observés de façon globale. Franz Brentano rapproche le système philosophique de la phénoménologie à la gestalt. Il croit également au processus global. Celui-ci oppose la psychologie de l'acte à la psychologie du contenu proposée par Wundt.
Les tenants de la gestalt sont : Köhler, Wertheimer et koffka.
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Les sciences cognitives emboîtent le pas, suite à la gestaltthéorie et aux multiples recherches effectuées par Piaget sur le développement de l'intelligence chez l'enfant. D'abord, il importe de savoir que le cognitivisme comporte trois phases :
Phase ancienne dominée par la philosophie ;
Phase moderne dont la figure dominante est Piaget ;
Phase récente marquée par les approches cognitivistes anglo-saxonnes.
L'histoire du cognitivisme d'après le tableau de la page 226 du livre : La pédagogie, Théories et pratiques de l'Antiquité à nos jours, GAUTHIER et TARDIF, 1996.

Déjà, Descarte croyait qu'il existe des idées innées dans la tête et que ces idées ne dérivent pas de l'expérience. D'après Kant, les connaisances doivent être fondées sur l'expérience. Pour lui, l'esprit humain est de toute évidence structuré et organisé. Suite à Kant, il y eut le néokantisme, puis la venue de Piaget qui se veut le véritable continuateur de kant. Il pense comme celui-ci, c'est-à-dire que l'esprit humain n'est ni vierge ni passif, mais structuré et actif.
Enfin, les sciences cognitives actuelles existent seuleument depuis 40 ans et elles naissent en même temps que les recherches sur ordinateurs, l'intelligence artificielle, la cybernétique, la nouvelle philosophie de l'esprit, la linguistique et la communication. De fait, les sciences cognitives s'intéressent au traitement de l'information.
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